S’inspirer des valeurs du sport

Je pense que personne n’est passé à côté de l’évènement sportif de ce samedi 31 mai 2025: la victoire du PSG en finale de la Champions League. Je ne vais pas parler des commentaires de footix que l’on peut lire sur les réseaux sociaux, car ceci est un débat sans fin. Ni des débordements et des drames associés à la bétise humaine qui est un problème sociétale…

Bref, j’ai longtemps vécu le football, d’abord en tant que joueur, puis en tant que spectateur. Mais depuis quelques années, j’avoue ne plus trop le suivre, car le football s’éloigne de plus en plus du football de ma jeunesse… A tel point que je ne regarde pratiquement plus de matchs. Cependant, comme lors des grands événements impliquant un club français ou l’équipe de France, j’ai regardé celui de samedi soir et j’avoue avoir passé une agréable soirée. Bref, je sais que ma vie ne vous intéresse pas, et vous avez raison, ce n’est pas le sujet.

Mais pourquoi en faire un article alors ? Alors avant toute chose, je rappelle que je suis breton donc, je « supporte » un club breton et pour ma part, ce sont les rouges et noirs rennais depuis que je suis enfant (autant dire qu’il en a fallu du courage, de la persévérance….). Bref, revenons au sujet qui m’intéresse après ce long préambule.

Comme je le disais, j’ai assisté samedi soir à un match du PSG qui m’a rappelé pourquoi j’aime le football. Enfin, j’ai vu une équipe de football jouer « en équipe ». Cela parait étrange comme phrase, mais depuis des années, le PSG est la risée du football européen pour l’argent investi dans des « supers stars » pour, au final, se traduire sur le terrain par l’absence de cohésion d’équipe, et donc associé à des défaites. Et ceci n’est pas propre au PSG bien entendu. Il suffit de voir comment les journalistes mettent en avant tel ou tel joueur en nous inondant de statistiques inutiles, qui ne servent qu’à entretenir une atmosphère délétère entre supporters et par la même occasion, gonfler les égos surdimensionnés de certaines « divas ».

Aujourd’hui, on oublie l’essentiel. Le football se joue à 11. Certes, un joueur peut faire la différence par son talent, mais pour moi, il devient un exemple, quand il met son talent au service du collectif. Et si une équipe gagne 1-0, ce n’est pas uniquement grâce à celui qui va marquer mais aussi grâce au gardien qui a fait 2 arrêts décisifs, ou au milieu de terrain qui a « muselé » la star de l’équipe adverse…

Bref, un match se gagne à 11, et se perd à 11… Et samedi, j’ai vu 11 joueurs se battre les uns pour les autres, aller dans le même sens et respecter l’adversaire en continuant à jouer jusqu’au coup de sifflet final.

Je prend souvent pour exemple les valeurs du sport car elles nous apprennent beaucoup : la victoire, la défaite, le dépassement de soi, l’entraide, etc… Bref, beaucoup de points que l’on devrait mettre en avant dans les entreprises. En effet, une entreprise est comme une équipe de football. Et je constate que la majeure partie du temps, tout le monde ne regarde pas dans la même direction.

  • Combien d’entreprises sont freinées par des personnes plus préoccupées par leur promotion que par le bien de l’entreprise ?
  • Combien d’entreprises négligent les compétences de ces collaborateurs car ils ne font pas parti des « têtes pensantes » ?
  • Combien d’entreprises n’investissent du coup pas dans les bons outils réellement utiles à leur besoin ?

Prenons le cas que je connais le mieux: le service informatique dans une PME (souvent une ou deux personnes ).

  • Qui connait l’intégralité des collaborateurs ?
  • A qui se confient facilement les collaborateurs pendant un dépannage ?
  • Qui est obligé de connaitre ce que font les collaborateurs pour mieux les aider ?
  • Qui est obligé de connaitre ce que font les collaborateurs pour mieux les aider ?
  • Qui doit jongler avec les différents services pour maintenir l’outil de travail fonctionnel pour tous prenant en compte les contraintes de chacun ?

Malgré tout cela, qui est souvent exclu des décisions ? Je vous le donne dans le mille: le service informatique… Malheureusement, ceci est un exemple et je sais que beaucoup d’autres personnes de différents services m’ont exprimé avoir le même ressenti.

On est dans la recherche du bien-être au travail, et cela se traduit par la mise en place d’espaces de vie avec babyfoot, des afterworks, etc… Mais si nous recentrions sur l’essentiel et mettons simplement les collaborateurs au coeur des décisions d’entreprises pour agir en équipe et en faire une vraie force ?

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